« Chaque lecture est une expérience à explorer… » telle est la devise d’Isabelle, co-fondatrice du site en ligne www.kezobi.com, proposant un large choix de livres, et de jeux pour enfants, livrés directement à votre porte.
La nouvelle librairie interactive créée il y a quelques mois, a pour ambition d’encourager la lecture, à tout âge. Celle-ci propose des sélections de libraires, tout genre confondu… un peu comme une librairie de quartier, à portée de clic ! On vous explique.
 
Une seule mission : encourager la lecture !
 
Tout est né d’une rencontre entre copines… Passionnées de littérature et désireuses d’offrir un service en français et en anglais de qualité : véritable alternative au choix réduit des grandes enseignes de chaînes. 
Au départ, celles-ci se rencontrent mensuellement pour partager leurs lectures, échanger, et se prêter leurs livres. De fil en aiguille, l’équipe rêve d’un projet de librairie… puis finit par lancer sa plateforme marchande en 2017 porté par Isabelle.
 
Celle qui a grandi en allant à la bibliothèque et dont la passion est contagieuse : « A la maison, il y a des livres partout : chacun de mes enfants lit, dans des styles très différents… et peu importe, mais qu’ils lisent ! » souhaite présenter une sélection accessible : « Il est important de toucher toutes les cibles, les confirmés et puis ceux qui veulent s’initier. » explique-t-elle.
Chacun des livres passe donc l’épreuve du vote collectif avant d’atterrir sur la plateforme : « On recherche pour nos clients, le meilleur compagnon de lecture suivant leurs envies : détente, légèreté, introspection, récit de vie, etc. » conclut-elle.
 
Qu’est-ce qu’on y trouve ?
 
Aujourd’hui, Kezobi, dont la devise est « lis, joue et crée » se positionne comme une librairie « libre » où les best-sellers côtoient les romans d’auteurs novices. Les choix affirmés de chaque sélection ont comme vecteur commun celui de communiquer la soif de lire. Et ceci, quelle que soit la longueur ou le niveau de difficulté du livre… il y en a pour tous les goûts!
 
Pour plus de clarté et faciliter vos choix, chaque livre est classé dans une catégorie thématique : 
« Nous avons aimé » : avec les coups de cœur des libraires, tout genre confondu ; Famille et Bien-être ; Jeunesse ; Bibliothèques rose et verte ; Thriller et polar ; Sciences ; Scolaire (pratique pour suivre le programme de littérature française) ; Management ; Développement personnel etc.
 
Chaque semaine, un ouvrage sera mis en lumière par le biais de la rubrique à venir « BLOG » ; accompagné d’une « une note du libraire », vous permettant de découvrir de nouvelles œuvres.
Les prix sont variables selon le format (broché, de poche) et la valeur du livre sur le marché, néanmoins la recherche du prix juste et abordable est mise au cœur de l’offre.
 
Avec Kezobi vous pouvez également laisser libre cours à votre imagination par le jeu et la créativité avec une sélection de jouets de qualité et de coffrets d’arts créatifs. Vous trouverez certainement le prochain cadeau d’anniversaire et vos cadeaux de fin d’année dans la sélection du moment.
 
De plus, Kezobi propose de vous racheter vos livres d’occasion afin de développer une rubrique « Les Occaz’ s » et ainsi permettre des partages de lectures, à prix cassés, sur Dubai.
 
Comment ça marche ?
 
Le principe est simple : 
1. Vous commandez vos livres en français et/ou en anglais et jeux en ligne sur www.kezobi.com
2. Vous payez un tarif unique de 18 AED de frais de livraison, en ligne directement ou en « cash on delivery »
3. Vous êtes livrés dans tous les Emirats, sous 48 à 72 h maximum, pour les livres en stock.
Vous pouvez également faire des commandes de livres, et vous serez livrés sous 3 à 4 semaines (délai d’importation).
 
GRAND JEU CONCOURS SPÉCIAL LECTEURS ET LECTRICES DUBAIMADAME !
Envoyez nous votre billet d’humeur (ou d’humour !) de 80 mots environ à ou sur Facebook en message privé sur notre compte facebook Dubaimadame
Sur le thème :
Quel est votre plus belle expérience dans les Emirats? (rencontre, sortie, lieux insolites, etc)
 
Kezobi offrira un bon cadeau de 300 AED pour le gagnant du concours et vous aurez la chance d’être publié sur dubaimadame.com. 
Vous avez jusqu’au 24 novembre 2017 minuit.
Tous à vos plumes... Bonne chance !
 
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Une héroïne sublime, qui colmate les brèches de son appartement, mais aussi celles de sa vie amoureuse, et peut-être même d’une société entière qui se cherche. Une sensualité toute moyen-orientale, un tango envoûtant, et des masques qui apprivoisent bien plus que les odeurs nées de la crise des déchets au Liban.
Et un pub, enfin, le Submarine, qui accueille les prémices de l’exil.
 
Voilà de quoi nous sortir un temps, celui du court métrage, de l'atmosphère des grosses productions habituelles. 
Voilà de quoi nous rappeler la complexité de la région dans laquelle nous vivons, tout en nous permettant de nous évader et de songer à l’essence même de notre propre expatriation...
 
Submarine est un court-métrage réalisé par Mounia Akl et produit par Cyril Aris qui sera présenté lors du Dubai International Film Festival les 11 et 13 décembre au sein du Muhr Short (03) package, un ensemble de films de courte durée étonnants.
Après un retour très chaleureux au Festival de Cannes où Submarine a fait partie de la sélection officielle de 2016, l’équipe a sillonné l'Espagne, l’Italie, la Turquie et les Etats-Unis. Submarine vient d’ailleurs d’être primé à Denver.
 
 
A PROPOS DU DIFF - DUBAI INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 
Le Festival se tient cette année du 7 au 14 décembre. 155 films issus de 55 pays, et aux formats divers, y sont présentés, principalement à Madinat Jumeirah et au Vox de Mall of the Emirates. Le Festival inclut des événements variés allant de débats avec des réalisateurs tels que le vainqueur de l’Academy Award, Asif Kapadia, à ‘Lumière! Inventing Cinema’ projeté le 8 décembre et mettant en scène la première expérience cinématographique, celle des Frères Lumières en 1895.
 
RENCONTRE AVEC LA REALISATRICE FRANCOPHONE MOUNIA AKL
 

La talentueuse et francophone Mounia Akl a accepté de répondre à nos questions, de nous éclairer sur ses choix et sur le personnage principal qu’elle a créé.

Un personnage qui fait écho à certaines de nos questions d’expatriés et nous offre peut-être aussi quelques réponses...

Submarine a été sélectionné cette année au Festival de Cannes ? Comment a-t-il été reçu, selon vous, par la communauté française ?
Réaliser que des audiences non libanaises ont pu s'identifier au conflit que j’explore dans le film, et au personnage de Hala, fut très gratifiant. A Cannes notamment. C’est important pour moi que le film soit un microcosme du monde, à travers l'expérience du Liban, et que l’audience perçoive qu'il ne se limite pas à une simple crise de déchets.
 
Pourquoi présenter Submarine ici, à Dubaï ? Connaissez-vous la ville et vous y plaisez-vous ?
C’est un grand plaisir pour moi d’être dans la sélection officielle du Festival International du Film de Dubai. Dubai est un véritable hub de l’industrie au Moyen-Orient, et il s'agit d'une belle réunion avec les artistes et réalisateurs de la région. C’est aussi l’avant première du film au Moyen-Orient, et projeter Submarine ici est un moment que j’attends impatiemment depuis le jour où j’ai écrit le scenario. Je connais Dubai, mais pas assez. Je suis donc heureuse d’y revenir.
 
Votre personnage principal, Hala, est à contre-courant d'un mouvement d'exil. Comment votre propre rapport à l'exil s'inscrit-il dans ce film? 
Hala est un mélange de beaucoup de choses. Hala, c’est le personnage sur le papier, mais c’est aussi moi, et c’est Yumna Marwan (l’actrice principale). Elle est représentative d’un déni collectif, d’un refus d’accepter la gravité d’une situation ou même d’être imperméable à cette situation à cause du passé. C’est une écorchée vive qui a peur d’aimer, mais qui veut aimer.
Oui, j’ai connu cette peur de l'exil, à plusieurs niveaux, personnel et politique. La peur d’accepter la fin d’un chapitre, la peur d'envisager que certaines batailles soient perdues. J’ai aussi connu la perte de l’espoir, le ras-le-bol. Au niveau politique par exemple, il est parfois difficile de se dire, « C‘est possible, ce petit bout de pays va se relever, on va y arriver ». On commence à se demander si dans ce cas, il y a une différence entre déni et espoir, comme dans une rupture amoureuse. Mais jamais, comme mon personnage, je ne suis arrivée au point de vouloir abandonner.
 
La musique ajoute une sensualité incroyable aux échanges laconiques de votre court métrage. Qu'est-ce qui a présidé ce choix?
La musique, dans ce film, est un produit du monde interne de Hala, il est la réalisation de son combat, son effort pour rassembler, et l’expression de sa peur de perdre ceux qu’elle aime, de tirer un trait sur le passé. 
Le compositeur, Paul Tyan, est un compositeur avec qui je suis heureuse de collaborer depuis le tout début. Nous avons choisi « Tango El Amal » de Nour El Hoda, une chanson culte à nos yeux. Nous voulions que dans le film, cette chanson devienne un pont entre le passé et le présent, entre les différentes générations présentes dans le pub Submarine, et surtout, un moment, un espace, entre mémoire et déni. 
Cette chanson devait être un contraste au son de la pluie acide, des hauts parleurs appelant à l’évacuation. Elle devait être l’écho à une période plus tendre, plus sensuelle, moins sombre...
 
A PROPOS DE MOUNIA AKL
Mounia Akl est une jeune réalisatrice Libanaise, francophone, qui a poursuivi des études d’architecture au Liban avant d’intégrer l’École de Cinéma de Columbia University, à New York. Forte de ce virage qu’elle décrit comme naturel puisque «l'architecte comme le cinéaste mettent en scène la vie, chacun à leur manière, un peu plus pragmatique chez l’un, un peu plus rêvé chez l’autre », et des rencontres qu’il a générées, Mounia a écrit 4 courts et 2 longs métrages qui lui ont permis de parcourir le monde, et de se nourrir de rencontres toujours plus constructives.

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Ce lundi, au Drouant, remise des Prix Goncourt et Renaudot



L’année 2009 aura été sans surprise ! Le Prix Goncourt a été attribué à Marie N’Diaye pour l’excellent « Trois femmes puissantes » et le Renaudot à Frédéric Beigbeder pour « Un roman français »

Voici ce qu’en dit Frédéric Beigbeder dans sa chronique :

L'espace réservé aux livres dans la presse s'amenuise, et le nombre de romans publiés en automne reste pléthorique. Par un réflexe étrange d'autodéfense, les journalistes parlent tous des mêmes auteurs: ceux qu'ils connaissent déjà. Pourquoi? A moitié par paresse (quand on est débordé, on va spontanément vers les noms connus), à moitié par souci de plaire au public (parler d'un auteur célèbre, c'est la garantie que votre article sera lu, alors qu'un portrait de Tartempion ne fait pas forcément recette). Résultat: merci à tous, j'en ai profité, comme d'autres, toujours les mêmes, on a bien de la chance, mais je culpabilise. C'est dû à mon éducation catholique. Tout ce qui est agréable est un péché. Le seul moyen d'éviter l'enfer, c'est de demander pardon et de faire le bien autour de soi. Alors je répare ici trois injustices.



Cet automne, il ne fallait pas oublier Comme un Garçon de Pierre-Louis Basse (Stock), d'ailleurs il ne l'a pas été: quelques bons critiques ont parlé de ce premier roman d'un reporter d'Europe 1, mais ils n'ont pas exprimé assez fort leur enthousiasme. Ce texte est un bijou fragile, du cristal, il méritait un prix littéraire, c'est l'un des meilleurs livres de cette rentrée! Voilà ce qu'il faut crier sur tous les toits. Basse remonte le temps sans madeleines, par enchaînement de digressions. Il part discrètement d'un père mort au CHU de Nantes pour aboutir à son premier amour, Lucie, dans la France de 1979, quand les tickets de métro étaient jaunes. Il m'a fait songer à Mérot, à Blondin, à Modiano. Il donne à entendre la fameuse petite musique, si rare de nos jours, si difficile à distiller, si incomprise par temps de fanfaronnades. "Il était enfin temps pour toi d'en finir avec cette jeunesse perdue."



Il ne fallait pas négliger non plus L'invisible de Pascal Janovjak (Buchet-Chastel). C'est aussi un premier roman d'apparence calme, en réalité aussi drôle et frustré qu'Extension du domaine de la lutte. L'histoire d'un avocat luxembourgeois qui devient invisible tant il se sent transparent aux yeux des autres. "Je ne vais pas vous décrire le Luxembourg, c'est comme vous l'imaginez - et si vous n'imaginez rien, c'est encore mieux, c'est tout à fait ça." Le principe de cette fable évoque Kafka ou Marcel Aymé, mais avec la cadence postmoderne d'un Jaenad a: on rigole, on se sent complice, puis tout à coup on se rend compte qu'on a tort de l'être, qu'on ne devrait pas rire, qu'on est devenu fanatique d'un escroc aigri, d'un monstre cynique, d'un pauvre type qui nous ressemble beaucoup trop. Un roman consiste souvent à suivre un paumé qui n'arrive pas à s'intégrer dans la société des hommes, genre Raskolnikov. Quand c'est fait avec humour, satire, cruauté, on appelle cela un grand roman.

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