Qu’ils soient baignés depuis leur naissance dans un melting-pot de cultures et tout autant de langues différentes, ou que ceux-ci soient fraîchement arrivés à Dubai ; vos petits bouts doivent déjà faire preuve d’une grande capacité d’adaptation ! C’est pourquoi l’enseignement et la pratique d’activités parascolaires en bilingue français/anglais dès la maternelle est un véritable atout dans les prémices de leur scolarité. Marie-Emmanuelle nous parle de son parcours et de l’importance de l’accompagnement durant ces années charnières pour la socialisation.
 
Parlez-nous de votre parcours ? 
Je suis française et arrivée il y a 9 ans à Dubai avec mon mari pour son travail, et après avoir eu ma fille 1 an plus tard, j’ai voulu reprendre la vie active. Le milieu de la petite enfance m’attirait énormément. J’ai commencé par être assistante dans une classe de français dans une crèche bilingue. A travers cette expérience, j’ai découvert une réelle vocation. J’ai repris mes études en cours du soir afin d’obtenir un diplôme dans l’enseignement me permettant d’apprendre le français aux enfants de moyennes et grandes sections. J’ai ensuite intégré l’un des plus grands groupes de crèches et maternelles à Dubai avant de rejoindre Le Petit Poucet. 
 
Pourquoi avoir intégrer la crèche Le Petit Poucet ?
J’ai intégré l’équipe du Petit Poucet car cette crèche proposait un enseignement bilingue anglais/français et pour sa très chaleureuse petite structure. 
 
Quelle classe avez-vous, quels sont les objectifs de cette année ?
Cette année, j’enseigne le français aux moyennes et grandes sections en alternance avec la maitresse d’anglais.
Il y a une grande diversité dans ma classe, certains enfants ne parlent pas français, pour d’autres le français est leur langue maternelle. Mon objectif est de m’adapter aux besoins de chaque enfant et de les préparer doucement à leur future rentrée à l’école primaire : qu’ils aient confiance en eux et qu’ils aiment apprendre le français.
 
En terme de pédagogie, qu’est ce qui important pour vous dans le déroulement de la classe ?
Avant tout, quel que soit l’âge, je veux que mes élèves se sentent bien dans leur classe, qu’ils se fassent des amis. L’école maternelle est une étape importante pour la socialisation mais également pour préparer les élèves à l’école primaire, les habituer à faire des activités académiques. L’apprentissage se fait par des activités écrites mais aussi par le jeu.
 
Comment gérez-vous la mixité culturelle dans l’apprentissage du français ?
Cette mixité est un atout majeur pour l’apprentissage et pour acquérir une ouverture d’esprit dès le plus jeune âge. Je m’adapte au niveau de chaque enfant.
 
Quelle est la capacité d’accueil dans votre classe ?
A la suite d’une demande importante de places pour les niveaux de moyenne et grande section, nous sommes à présent au maximum de notre capacité d’accueil dans ces classes mais nous nous adaptons à la demande et pouvons ouvrir de nouvelles classes.
 
Quels sont pour vous les atouts de la crèche ? 
Le Petit Poucet propose la langue française et la langue anglaise aux enfants de 6 mois à 6 ans, ce qui leur permettra plus tard d’avoir accès aux écoles françaises, anglaises, dans un cursus internationale (IB). Les élèves évoluent dans un environnement très familial. Notre maternelle est aussi le seul établissement bilingue à Dubai permettant l’accueil des enfants âgés de 4 à 6 ans.
 
Comment les parents sont-ils intégrés dans la scolarité des enfants ?
Je communique énormément avec les parents verbalement, ainsi qu’à travers notre smart application et différents rapports. Les parents jouent un rôle très important dans la scolarité de leurs enfants. Il est important pour moi de les informer de l’évolution de leurs enfants et de trouver des solutions ensemble pour leur bien-être. 
 
Quelle est l’importance des activités parascolaires ?
Il est important pour les enfants de participer aux activités parascolaires car elles complètent l’enseignement général. Elles leurs permettent de s’épanouir dans de nombreux domaines de manière efficace et rapide (social, confiance en soi, habileté motrice etc.)
 
Merci à Marie-Emmanuelle Ponge d'avoir repondu à nos questions !
 
 
 
Le camp de vacances d’hiver approche : inscrivez-y vos enfants dès maintenant ! 
Le Petit Poucet propose un camp de vacances pendant les vacances d’hiver, en français et en anglais. Le principe : aider au développement personnel et psychomoteur de l’enfant grâce à des activités ciblées comme le football, la capoeira, la danse ou encore la cuisine !
 
Tranche d’âges : 6 mois à 6 ans 
Dates : du 17 décembre 2017 au 04 janvier 2018 de 8h à 14h. (Nb: l'école sera fermée le 25 décembre 2017 et le 01 janvier 2018)
Pratique : Déplacements en bus possibles et déjeuners disponibles sur place. 
Pour en savoir plus sur les activités et pour inscrire votre enfant, veuillez contacter le 04 321 9399 ou envoyer un mail à .
 
 
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Derrière une enceinte aussi haute que discrète se loge le centre pour enfants atteints de troubles d’apprentissage, Skills for Kids. « Notre principal souci est d’assurer la sécurité de nos élèves, » explique Francine Luethi Haddad, l’une des deux fondatrices de cette école spécialisée qui a ouvert ses portes en septembre 2015. « Nous accueillons des enfants avec différents troubles du développement, des enfants autistes, des enfants atteints du syndrome de Down, des épileptiques et tout est minutieusement étudié pour le bien-être de nos élèves. »
 
Une merveilleuse mission
Une merveilleuse mission, mais qui n’est donc pas dénuée de stress, concède Francine. Cette psychologue lausannoise aux yeux rieurs a décidé d’en endosser la lourde responsabilité car elle croyait aux vertus d’un centre qui envisagerait l’enfant dans sa globalité. « J’ai travaillé cinq ans pour un centre à Dubai où nous assurions des évaluations diagnostic et des thérapies individuelles. Ici, nous offrons les mêmes services, mais surtout nous accueillons le matin dans un programme éducatif individuel, les enfants en groupe dans une maison avec un jardin, comme une vraie école, ce qui leur permet de développer leurs compétences académiques mais surtout sociales, leur principale difficulté, » explique la thérapeute. 
 
Une équipe de passionnés
En plus de sa partenaire et collègue, la belge Karen Vantilborgh, Francine s’est entourée d’une équipe pluridisciplinaire – psychologues cliniciens, thérapeutes comportementaux, orthophonistes, ergo et physiothérapeutes et éducateurs spécialisés- afin d’accueillir la vingtaine de petits pensionnaires de jour. « Les membres de notre personnel ont tous un gros bagage académique, professionnel, mais aussi des qualités humaines : des gens qui savent remarquer de tous petits progrès et s’en réjouir ». En un mot des passionnés dotés d’un optimisme vent debout. « Un seul mot, un tout petit pas, pour ces enfants ce sont des progrès immenses, confie Francine. Les autistes-génie comme le protagoniste du film Rainman sont des cas minoritaires. La grande majorité ont des QI bien en dessous. Nous essayons de les faire progresser petit à petit en espérant qu’un jour ils puissent fonctionner seuls, car on ne sort malheureusement pas de l’autisme. » 
 
Le centre est aussi le réceptacle des souffrances des parents à qui l’on annonce le diagnostic imparable. « Cela m’a beaucoup aidé d’être une mère, être dans l’empathie devant le deuil que les parents doivent faire. Nous rêvons tous d’un enfant parfait, les espoirs de réussite et de bien-être qu’on met tous en eux, c’est interculturel, inter-religieux. Toutes les mères du monde ressentent cela. » Face à cette douleur, l’équipe s’attèle tout de suite à mettre en place les thérapies pour « aller de l’avant », de concert avec les parents. 
 
De l’espoir pour chacun
C’est son optimisme qui fait avancer la thérapeute. « Il y a cette idée géniale que l’enfant est un être en devenir, il va grandir, toucher des choses et tout reste à faire. L’énergie vient de nous car on participe à un changement et c’est vecteur de beaucoup de joie. » Comme cette petite fille en chaise roulante qui ne marchait pas du tout et que l’équipe a vu s’élancer dans l’allée cette rentrée ; comme ce petit garçon qui refusait de se nourrir – les autistes préfèrent les aliments blancs – et dont on a réduit la détresse ; et ceux-là avec lesquels le contact des yeux ne se fait que trop rarement et qui l’espace de 30 secondes plongent leur regard dans le vôtre à vous percer l’âme ; ou encore cette petite fille qui se déplaçait en gribouillant sur les murs. Et des parents, aussi, souvent démunis et découragés, à qui l’on donne des techniques pour avancer. Calmer les angoisses, comprendre les tics, être prêts à gérer une crise, bien réagir quand les gestes des petits patients deviennent chaotiques… 
 
Les journées au centre ne se ressemblent pas et le travail ne manque pas. Les chiffres sont là, comme une vilaine piqure de rappel : l’autisme touche actuellement un enfant sur 68 dans le monde. Quant à la batterie des « dys » ou troubles d’apprentissage, elle est aussi en constante augmentation : trois enfants sur 10 auraient des problèmes de lecture ou de dyslexie. 
Heureusement depuis le début de sa carrière, Francine a assisté à une vraie prise de conscience. A Dubai, le progrès s’est fait très vite : il existe une dizaine de centres comme Skills for Kids et les écoles ont, depuis 2014, l’obligation légale d’accueillir des SEN, Special Needs Kids dans leurs classes, « si et seulement si l’enfant y trouve sa place, est capable de supporter les transitions, les nouveautés, le bruit ».  On est aujourd’hui mieux informés et plus en alerte sur les premiers signes de l’autisme visibles vers 18 mois. Et plus on agit tôt, plus l’enfant a de chance de progresser.
 
Karen Vantilborgh et Francine Luethi Haddad, co-fondatrices du centre.
 
Pour plus d’informations :
+971 505504696
villa 81, Al Ferman Street (16B)
Jumeirah 3
 
Services proposés par Skills for Kids :
- Educational day program
- Speech therapy
- Behavior modifications
- Social skills 
- Counseling
- Full comprehensive assessment (bilan)
 
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Parfois, nous sommes incomprises. Et parfois même - oserais-je le dire- moquées par notre entourage resté en France. Tout ça parce que l’on a osé glisser dans la conversation : « Pfoulala, je suis vraiment perdue pour Petite Puce : je ne sais pas dans quelle crèche l’inscrire, il y a trop de choix ».
Oui, car ce qui peut apparaître comme un problème de privilégiée n’en reste pas moins un vrai problème. Parmi toutes les crèches qui sont à notre disposition à Dubaï, comment réussir à trouver celle qui nous convienne le mieux ? 
 
Voici quelques points qui peuvent être utiles à la prise de décision :
 
Le choix de la langue
Francophone, anglophone ou bilingue ? Tout dépend de votre projet de vie et de l’individualité de votre enfant. Les crèches anglophones ont quant à elles l’avantage d’être plutôt faciles à trouver et de plonger votre enfant dans la langue véhiculaire de Dubaï (utile si vous devez faire appel à des nannies, ou si vous pensez l’inscrire à des activités extra-scolaires …). A noter que les English teachers ne sont pas forcément des native speakers. Si cela est un critère important pour vous, demandez à rencontrer l’équipe enseignante (les informations relatives aux professeurs ne sont pas toujours à jour sur les sites internet des nurseries).
 
L’infrastructure et accessibilité géographique
Les deux sont liées, puisque l’infrastructure proposée dépend du quartier que vous visez. Ainsi, les espaces de jeux d’un rez-de-chaussée de tour ne seront pas les mêmes que ceux d’une villa.
 
Les repas
Dans la plupart des crèches, les parents doivent apporter les goûters ainsi que les lunch boxes. Si vous cherchez une crèche qui fournisse les repas, n’hésitez pas à demander des exemples concrets de menus car les généralités de type « we provide healthy food » sont parfois à l’origine de grosses déceptions ! 
Si vous allaitez et que vous souhaitez apporter des biberons de votre lait, pensez à vérifier que cela ne pose pas de problème (notamment vis-à-vis du réchauffage).
 
Les horaires
Les classes commencent le plus souvent à 8h00, et finissent à 12h00, 14h00 ou 16h00. Le nombre de jours de crèche par semaine est aussi laissé au choix des parents (avec plus ou moins de flexibilité). A noter que beaucoup de crèches permettent, moyennant supplément, de déposer et de rechercher les enfants plus tôt/plus tard.
Toutes ces différentes possibilités sont synthétisées en « formules » proposées par la crèche. Si la formule proposée ne convient pas, demandez à rencontrer le responsable de l’établissement… A Dubaï, on finit toujours par trouver un moyen de s’arranger.
 
L'encadrement des enfants
Les activités proposées aux enfants dépendent du curriculum choisi par la crèche (le plus répandu à Dubaï étant l’Early Years Foundation Stage framework). N’hésitez pas à demander plus de détails à l’équipe pédagogique.
 
Autres points à aborder : les petits bébés peuvent-ils être sortis dans le jardin ? Les siestes sont-elles imposées ou seulement proposées ? Comment se déroule l’aide à l’apprentissage de la propreté ? Des sorties sont-elles organisées ? Combien d’enfants comprennent les classes ? 
Et questions typiquement Dubaïotes : la crèche est-elle dotée d’un écran (cela devient monnaie courante) ? Si oui, à quel usage est-il destiné ? Que proposez-vous pendant les vacances scolaires (organisation de camps) ? Existe-t-il un service de school bus, et à partir de quel âge ? L’uniforme est-il obligatoire ?
 
Le respect du droit à l’image
La plupart des crèches à Dubaï ont un compte Facebook qui est alimenté par les photos des enfants. Vérifiez bien que l’on vous demande préalablement votre accord, et que l’équipe respecte votre éventuel refus.
 
Enfants malades
Point très utile, surtout lorsque les deux parents travaillent : quelle est la température maximale de l’enfant autorisée par l’établissement ? Il s’agit soit de 37.5 °C, soit de 38 °C, avec plus ou moins de flexibilité (ex : si état général est OK, on tolère un peu plus). Voir aussi les conditions de retour de l’enfant (ex : certificat médical, disparition complète des symptômes…).
 
Et enfin…. le coût
Car à Dubaï, nous sommes loin du tarif unique ! 
Les prix sont donnés par trimestre. Il faut ajouter à cela les frais d’inscription, les frais médicaux, les frais d’uniforme (le cas échéant), et les frais des camps (le cas échéant). 
Et attention : un coût élevé ne rime pas toujours avec qualité (l’inverse est tout aussi vrai).
Hors coûts annexes, comptez environ 3000-4500 dirhams par mois pour 5 jours complets/semaine.
 
Bon courage pour votre recherche !
 
C’est la rentrée ! Les enfants sont de retour avec leur petit nez bronzé…. Ils ont grandi nos petits, progressé dans bien des domaines, et élargi leur vocabulaire au gré de leurs activités.
 
Les vacances des petits expatriés prennent une dimension particulière par rapport à celles des enfants de France. Consciemment ou non, les grandes vacances sont souvent un moment de retour aux sources. On apprend d’où l’on vient, on se crée des souvenirs, des légendes de fratrie, des histoires de cousins, on se façonne sa place dans le groupe… Tout cela passe par la langue commune, le français dans notre cas, qui pour être la langue familiale n’est pas pour autant celle qu’utilise spontanément l’enfant quand il retrouve l’école et ses camarades, notamment s’il suit un cursus international.
 
Le bilinguisme – une problématique commune pour les parents expats
 
Nos enfants ont la chance de grandir dans un environnement multilingue. Tout à notre souhait de leur faire maîtriser l’anglais pour qu’ils s’intègrent au plus vite et s’ouvrent de multiples portes sur l’avenir, il nous appartient néanmoins de veiller au développement de leur langue maternelle qui tient une place centrale dans la construction psychologique de nos petits.
« La langue maternelle est le langage des émotions, la musique que l’on entend avant de savoir s’exprimer, un refuge et l’un des piliers de notre identité » explique Laetitia Abramo, qui a créé et dirige le programme de français langue maternelle de Language One. « Connaitre son identité est indispensable pour comprendre les autres » poursuit-t-elle, « c’est un vecteur fondamental de socialisation ».
Cette professionnelle de la linguistique et maman de trois enfants a fait le choix de scolariser ses enfants en curriculum IB (International Baccalaureate) tout en tenant à ce qu’ils continuent de développer leur niveau en français. Il s’agissait pour elle de leur offrir un ancrage culturel mais aussi de leur permettre de faire face à un éventuel retour en France, une nouvelle expatriation, voire, à terme, aux épreuves d’admission en université.
 
Une solution adaptée aux besoins de l’enfant
 
A son arrivée à Dubai en 2009, elle se heurte au manque de solutions éducatives et dès 2012 ouvre des classes de français langue maternelle pour les CP en after school, à DIA. Puis suivent les cours pour les plus grands, puis pour les collégiens, pour lesquels elle étoffe son équipe d’enseignants certifiés par le KHDA. Les parents, conquis, ne s’y trompent pas et très vite d’autres écoles sont demandeuses. Elle s’associe alors à Language One et ses cours de français langue première sont aujourd’hui proposés dans les écoles du groupe GEMS, EIS Meadows*, DIA*, GWA*, CAS, Uptown Mirdif, Nord Anglia, JBS et GCS.
Selon les cas, les écoles ont intégré les cours de Laetitia à leur programme, pour leurs élèves francophones, ou les proposent en activité after school, accessibles également aux élèves extérieurs à l’école.
Parce qu’il y a une vraie différence entre parler une langue à la maison et la maîtriser au niveau académique, le programme s’appuie sur le CNED et prépare à l’IB (langue B). Nécessairement structurés, les cours fonctionnent en ateliers et s’enrichissent de moments dédiés à la lecture, l’écriture, la culture générale et la découverte du monde.
 
Témoignages de mamans
 
Emma, maman active à la tête d’un foyer trilingue Anglais/Français/Suédois a choisi d’ancrer les racines de ses enfants en France, berceau leur famille. En quatre ans d’expatriation, l’anglais est vite devenu la langue dominante à la maison, et les cours se sont présentés comme la meilleure solution pour que les enfants maitrisent complètement leur propre langue. Au final, Emma est ravie de constater que leur langue maternelle retrouve sa place dans la vie de ses enfants mais les voit aussi avec bonheur se rendre aux cours comme à une activité récréative. « La méthode est ludique, elle parle parfaitement aux enfants » explique-t-elle, « ce qui est indispensable pour que les enfants soient heureux de se rendre aux cours après leur journée à l’école ».
 
Une problématique différente chez Vanessa dont le foyer est 100% francophone mais dont les 3 enfants sont nés et ont toujours vécu à l’étranger. Scolarisés en IB, la nécessité d’un apprentissage complémentaire du français s’est imposé comme une évidence. Les enfants étaient donc inscrits en français au CNED dès leur entrée en CP, maman se chargeant de l’enseignement à la maison. « Une situation inconfortable pour tout le monde et vécue à la longue comme une contrainte et non comme une richesse » regrette Vanessa.  Le lancement des cours de Laetitia a l’école, il y a deux ans, lui ont donné l’opportunité d’inverser la tendance. « Le fait de se retrouver en groupe avec d’autres enfants issus d’une double culture, comme eux, a renforcé leur intérêt pour leur propre langue” explique-t-elle avec soulagement.
 
Valoriser la langue maternelle est essentiel au développement de l’enfant. Les recherches montrent également que les enfants maitrisant leur langue maternelle abordent une seconde langue avec plus de facilité. Les deux langues également usitées deviennent alors ce que les linguistes appellent des langues « premières », qui se renforcent l’une l’autre.
 
(*) Classes ouvertes aux élèves extérieurs à l’école.
 
Language One www.languageone.org
Début des cours : 3ème semaine de septembre, à partir de 5 ans.
Information et inscriptions :  / tel : 0551845455  

 
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À l’heure où il est possible de se rendre aux quatre coins du monde en une journée, que l’information se propage partout et dans toutes les langues, dans un système international et globalisé : le bilinguisme devient un enjeu stratégique pour nos enfants !
Notamment dans une ville comme Dubai, où les populations et les cultures s’entremêlent avec l’anglais comme langue de communication numéro 1.
 
La Swiss International Scientific School in Dubai (SISD), dont les infrastructures ne cessent de se développer, propose un enseignement bilingue (français/anglais ou allemand/anglais), basé sur des valeurs de tolérance et de partage, dans lequel chaque enfant et adolescent est pris en considération et peut progresser à son rythme. (Lire notre article La toute première école bilingue internationale privée de Dubai à proposer le système éducatif suisse)

Christine jacob
 
 
Nous avons rencontré Christine Jacob, responsable du pôle langues de SISD, dont le leitmotiv n’est autre que : “L’éducation donne le désir de s’instruire. C’est une assurance pour la vie et un passeport pour l’éternité”…
Elle nous en dit plus sur la pédagogie de l’école, ses réussites et ses voies de développement après une année d’existence :



Comment fonctionne votre système scolaire bilingue ?


Nous définissons le bilinguisme comme l’usage régulier d’une ou plusieurs langues différentes au quotidien. Une personne bilingue est donc capable de communiquer, penser et réfléchir dans au moins deux langues différentes, même si l’une de ces langues reste prédominante. Dans nos sections bilingues, nous pratiquons l’apprentissage de la langue par immersion. Ceci signifie que nos élèves sont « plongés » dans la langue qu’ils apprennent. L’acquisition d’une langue additionnelle est donc similaire à celle de la langue maternelle. Ils apprennent la nouvelle langue à leur niveau, dans un environnement authentique.
 
En petite (Pre-KG), ainsi qu’en moyenne (KG1) et grande section (KG2) de maternelle, la langue d’enseignement est l’anglais, mais la présence d’une assistante francophone ou germanophone permet aux enfants d’être exposés à une autre langue tout au long de la journée. 

 
En KG1, les enfants ont une leçon de français ou d’allemand par jour, dispensée par une enseignante francophone ou germanophone. Les enfants qui parlent déjà le français ou l’allemand sont encouragés à enrichir leur vocabulaire et à améliorer leur expression orale dans des situations variées ; les enfants débutants acquièrent les outils linguistiques nécessaires à la communication orale ainsi qu’un vocabulaire de base. Aux antipodes de l’enseignement traditionnel de la langue, les leçons sont construites autour de jeux, d’activités et de chansons favorisant une acquisition de la langue dans un contexte de communication du quotidien.
 
En KG2, une enseignante anglophone et une enseignante francophone ou germanophone sont conjointement responsables de la classe. Alors que pendant une semaine les cours du matin sont donnés en anglais et ceux de l’après-midi en français ou en allemand, la semaine suivante, c’est l’inverse. Les deux enseignantes étant toujours présentes ensemble dans la classe, elles ont également la possibilité d’apporter un soutien spécifique aux élèves moins avancés.

 
Les cinq premières années de primaire permettent d’approfondir l’immersion : les élèves ont classe en anglais pendant une semaine, en français ou en allemand la semaine suivante, et ainsi de suite. Les deux enseignants collaborent efficacement de manière à éviter les répétitions, et échangent régulièrement des informations sur le niveau des élèves. Ainsi, par exemple, si un enfant n’a pas saisi les nuances d’un exercice de mathématiques expliqué en anglais, il aura droit à une remise à niveau par l’enseignant francophone ou germanophone en début de semaine suivante.

À partir de la 6ème le système change et les langues sont distribuées en fonction des matières : certaines d’entre elles sont enseignées en anglais, les autres en français ou en allemand. 

 
Précisons enfin que l’arabe, langue nationale des Emirats Arabe Unis, occupe une place importante dans notre curriculum : les enfants y sont sensibilisés dès la petite section (cette année,dès la 2e année de maternelle), et suivent des cours d’arabe langue maternelle ou langue étrangère dès la première année de primaire. 

Nous proposons également, à partir du CP, une section anglais + français ou anglais + allemand. Tous les cours sont donnés en anglais, mais les élèves ont une leçon par jour de français ou d’allemand. Ils acquièrent ainsi des compétences communicationnelles, écrites et orales.
 
Comment qualifier votre système pédagogique ? Quelle est sa force ?
 
SISD est une école bilingue internationale. Nous suivons le curriculum des écoles IB : le programme primaire (PP) et le programme d’éducation intermédiaire (PEI), mais nous y ajoutons la composante bilingue. À la fin de leurs études, nos élèves sont donc capables de s’exprimer, de penser et réfléchir dans deux langues au minimum, et disposent en plus d’excellentes connaissances en arabe. Contrairement à ce qu’ils pourraient apprendre dans une école de langues, ils ne maîtrisent pas uniquement les compétences communicatives, mais également la langue académique. 

Enseignants et élèves utilisent et apprécient la langue à la fois d’un point de vue fonctionnel et esthétique. Dans le cadre de l’enseignement immersif, l’apprentissage et l’enseignement sont des actes sociaux qui dépendent des relations avec les autres, du contexte, de l’environnement, du monde et de soi-même. L’exposition aux langues et leur expérimentation, dans toute leur richesse et leur diversité, créent une curiosité face à la vie et à l’apprentissage, ainsi qu’une confiance dans la création de nouvelles interactions sociales. Pour les enfants, la langue est un moyen de s’impliquer dans le monde. Bien loin de l’apprentissage d’une langue « avec un livre », nos élèves apprennent une langue en l’utilisant au quotidien
 
Comment les professeurs sont-ils sélectionnés ? Selon quels critères ?
 
Chaque professeur enseigne dans sa langue, son expérience est décisive. Nous privilégions les enseignants au bénéfice d’une expérience internationale, disposant de quelques années de pratique et connaissant bien le curriculum de l’IB. Bien entendu, nous attendons d’eux qu’ils fassent preuve d’un certain flair pour les langues étrangères à la leur, de tolérance et d’ouverture d’esprit. L’anglais étant utilisé pour les communications internes et externes, nos enseignants doivent être capables de comprendre et de s’exprimer dans cette langue. Nous les recrutons à l’international, en utilisant diverses plateformes. Nous acceptons uniquement les candidatures d’enseignants disposant d’une formation universitaire et au bénéfice d’un diplôme d’enseignement pour le degré concerné. 
 
Pour les élèves rejoignant vos classes et n’ayant pas suivi au préalable de cursus bilingue, comment les intégrez-vous ? 
Rencontrez-vous des problèmes d’adaptation avec certains élèves du fait du bilinguisme ?
 
Nous acceptons des débutants en anglais et en français/allemand jusqu’en CP. En effet, à raison d’une immersion à 50% dans une langue additionnelle, un enfant met environ quatre ans pour atteindre le niveau d’un locuteur natif. Passé le cap du CP, si l’enfant ne dispose pas de bases linguistiques suffisantes, l’apprentissage de la langue additionnelle se fait aux dépens du curriculum : il risque de ne pas arriver à suivre en mathématiques, en sciences, etc. 
Les progrès dans l’acquisition d’une langue additionnelle dépendent essentiellement du milieu dans lequel elle est pratiquée. Un enfant débutant en français et qui ne pratique cette langue qu’en classe progressera certainement moins vite qu’un autre débutant régulièrement immergé dans la culture francophone en dehors de l’école. Nous encourageons donc les parents à exposer le plus possible leurs enfants à la langue additionnelle une fois l’école terminée. Si l’apprentissage de la langue additionnelle ne peut être suffisamment accompagné ou si les parents souhaitent doter leur enfant de solides compétences communicationnelles dans une autre langue sans pour autant lui imposer un curriculum bilingue, notre section « anglais + français » ou « anglais + allemand » constitue la solution idéale. 
 
Proposez-vous des cours de soutien scolaire ?
Définissez-vous des niveaux au sein d’une même classe ?
 
Nous avons mis en place un système de support individualisé pour l’anglais à partir de la 1ère année de maternelle, et pour le français et l’allemand à partir du CP. 

Les enfants dont le niveau linguistique n’est pas suffisant bénéficient d’abord d’un soutien intensif, sous forme de classe de langue (jusqu’à une leçon par jour), de manière à acquérir les bases nécessaires à la communication. En fonction des progrès de l’élève, on passe ensuite à d’autres types de supports, par exemple un accompagnement en classe. Chaque enfant ayant un profil linguistique propre, nos enseignants de langues s’adaptent et choisissent la méthode et le rythme au cas par cas. 
Tous nos enseignants sont à l’écoute et modulent leurs cours sur plusieurs niveaux. Le même exercice peut par exemple être décliné de manière différente, de manière à ce que chaque enfant ait la possibilité de le résoudre. Mais ceci n’est pas une spécificité de notre école : dans les classes monolingues aussi, les enseignants prévoient des activités pour les élèves les plus faibles comme pour les élèves les plus doués, l’important étant de donner à chacun une chance de progresser. 
 
Adaptez-vous un programme unique dans toutes les matières avec seulement un changement de langue
d’enseignement ?
 
Comme mentionné ci-dessus, nous suivons le programme du Baccalauréat International : le PP et ses unités d’enquête pour le primaire et le PEI pour le niveau intermédiaire. Il s’agit d’un programme visant à favoriser le développement global de l’enfant en mettant l’accent sur ses besoins sociaux, physiques, émotionnels et culturels, ainsi que sur ses besoins académiques. Chaque langue ayant ses spécificités, une partie du curriculum varie d’une langue à l’autre. La grammaire française, on le sait, est par exemple différente de la grammaire anglaise, nous devons bien évidemment tenir compte de ces spécificités et nous nous orientons donc sur les cursus français, suisses, allemands et autrichiens. 
 
À partir de quel âge/quelle classe peut-on introduire une troisième langue ?
 
Près de 50 nationalités différentes sont représentées à SISD. Pour de très nombreux élèves, l’anglais, le français, l’allemand ou l’arabe n’est pas la deuxième mais la troisième, voire la quatrième langue. On oublie souvent que plus de la moitié de la population mondiale est aujourd’hui bilingue ! À partir de quel âge, jusqu’à quel âge ? Il n’y a aucune limite. L’environnement joue un rôle essentiel : pour se développer, une langue doit être pratiquée régulièrement et sur le long terme.
Plus on commence tôt, mieux c’est ? Aucune recherche ne l’a confirmé. En effet, avec l’âge, les capacités cognitives sont meilleures et peuvent permettre un apprentissage accéléré. Néanmoins, les chercheurs s’accordent pour dire que les enfants assimilent mieux les accents. 
A SISD, l’arabe (langue maternelle ou langue étrangère) est enseigné à raison de six leçons par semaine dans les filières bilingues dès le CP. Nos élèves ont également la possibilité de participer à des clubs de langues (français, allemand, arabe et italien) dans le cadre du programme d’activités après scolaires. 
 
Quels sont les retours des élèves, comment vivent-ils leur scolarité bilingue au sein de votre école ?
 
L’un des facteurs de réussite de l’apprentissage linguistique est le respect du principe « une langue – une personne ». Nos élèves l’appliquent au quotidien : ils parlent anglais avec certains de leurs enseignants, français, allemand ou arabe avec d’autres. Quelques-uns se parlent en français, d’autres en anglais, d’autres en allemand, d’autres encore en arabe. Ils n’y font même plus attention, c’est devenu la normalité. La semaine dernière, j’ai abordé, en français, une élève dans le couloir. Elle m’a poliment écoutée, puis m’a simplement dit : « Pas français ». Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai réalisé que je m’adressais à une petite germanophone, par ailleurs débutante en anglais !
 
Après une année d’existence, quel bilan pouvez-vous faire ? Quelles sont les évolutions et voies d’amélioration à venir ?
 
J’ai de la peine à réaliser que nous sommes déjà à la fin de notre première année ! Le temps a passé si vite. Notre système est désormais rodé. Nos élèves progressent. Pas toujours aussi rapidement que leurs parents le souhaitent, mais à leur rythme. Ouverts d’esprits, communicatifs, tolérants, ils développent peu à peu une conscience internationale. 
Nous nous préparons à accueillir 300 nouveaux enfants en septembre prochain et à ouvrir nos premières classes de collège : 5ème, 4ème et 3ème.
 


L’inauguration du complexe sportif en automne marquera une nouvelle étape et nous permettra certainement de nous ancrer plus profondément dans la communauté locale. Nous allons bien entendu continuer d’améliorer la structure de notre programme, notamment en développant l’approche immersive dans les classes de maternelle, et poursuivre tous nos efforts pour préparer le mieux possible nos élèves au programme intermédiaire puis au programme de diplôme. En bref, nous continuerons d’inspirer l’excellence. 
 
 
En effet, SISD inaugurera, à la rentrée, un nouveau complexe sportif qui comprendra notamment : une piscine olympique, une piste d’athlétisme, un terrain de football et de rugby, deux courts de tennis éclairés, un mur d’escalade, des studios de danse, deux salles de sport polyvalentes et un terrain de beach-volley.
La construction du campus sera achevée pour septembre 2017. L’école offrira alors un internat pouvant accueillir 350 élèves, ainsi que deux établissements dédiés au collège et au lycée. Ces derniers seront équipés de laboratoires scientifiques ultra modernes et d’une gamme complète d’espaces de création : atelier textile, technologie alimentaire, création graphique, studio d’enregistrement, station radio, studio photo/TV, musée vivant, auditorium et laboratoire de robotique.
De quoi offrir à tous les élèves des espaces dédiés pour donner libre cours à leur créativité !

 
Pour plus d'information, consultez le site de SISD.
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Dubai, UAE
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